Archive

Archive for juin, 2010

Je suis Lostalgique

juin 17th, 2010 No comments

Cette note s’adresse aux personnes qui ont plus visité le site Lostpedia que Youporn.

Depuis que Lost s’est achevé, je me sens un peu perdu. Désorienté. Le mercredi soir, je tourne en rond. J’ai voulu me remater des épisodes. Histoire d’y retourner. Un peu comme Jack, après avoir quitté l’île. II sait qu’il a fait une connerie alors il se met à boire et à imaginer qu’en reprenant un avion LAX-Sydney, il va se re-crasher sur l’Ile. Bah moi, pareil. J’en suis là.

Je suis ce Jack barbu, qui s’arrête sur le pont, et monte sur la corniche pour sauter. Je suis John Locke, qui n’a pas ramené les autres sur l’île et qui, dans un geste de désespoir, décide de mettre fin à ses jours. Je suis Desmond, qui ne veut plus pousser le « bouton qui sauve le monde » et décide d’imiter Radzinsky en se faisant péter le caisson.

La fin de la série m’a laissé en plan. J’ai beau écouter le discours de Christian Shepard à son fils Jack, j’ai pas envie de me souvenir et de passer à autre chose.

Qui va me parler en langage codé chaque semaine ? Qu’est ce que je vais pouvoir essayer de décrypter ? Quelle série va me forcer à lire « Sa majesté des mouches » ou « Catch-22 » ? A écouter  Willie Nelson ou Mamas and the Papas ? A lire un article Wikipedia sur l’Effet Casimir ou sur la déesse Taweret ?

Regarder Lost, c’était un cours magistral et une réflexion spirituelle. Entre les épisodes, tu faisais tes devoirs en allant sur Lostpedia, afin de réviser pour l’épisode suivant : comprendre le sens des images, des mots et des références. Je suis allé hier sur Lostpedia. Y’a rien de nouveau. L’immense tableau temporel est terminé et on doit se démerder pour y trouver un sens. Grosse déprime.

Ce qui me chagrine le plus, ce sont les flashsideways : ils me sont restés en travers de la gorge. Un “Long Con” scénaristique. Tu crois qu’ils ont réussi à créer un futur alternatif après l’explosion de Jugghead en 1977… Non. C’est juste le purgatoire de Jack, son petit lieu de réunion avec tous ses amis de l’île. Avant de se dire au revoir et faire le grand bon vers la mort et l’oubli. Si tu veux te revoir la saison 6, tu dois te retaper ses longueurs de non-scénario qui n’apporte pas le moindre grain au moulin de la mythologie lostienne !

Malgré tout, une seule image du “Finale” me hante : ce brave docteur qui titube dans son champ de bambou, avant que son œil se ferme à jamais. Live Together, Die Alone… Magnifique.

Je suis malheureux. Mais il reste un dernier espoir : le coffret DVD/Blu-ray qui sortira en Août. 20 minutes de Lost inédites. J’ai trouvé mon vol Ajira pour retourner sur l’île sans l’aide de la choucroutée Eloise Hawking !

Chris Clark - I want to go back there again

Rejoignez La Grande Dépression sur Facebook pour déprimer en mode web 2.0 !!

6 Questions à… Didier Lestrade

juin 9th, 2010 No comments

Didier Lestrade est un journaliste et un écrivain français. Connu pour son activisme dans “le droit à la fierté des minorités”, il s’est également investi dans la lutte contre le Sida en co-fondant Act-Up. Didier a aujourd’hui 50 ans et a au moins 30 années de clubbing derrière lui. Il a raconté la Disco et la House au travers de chroniques qu’il a pu écrire dans divers magazines. Son nouveau livre « Chroniques du dance floor » compile ses papiers écrits dans le journal Libération entre 1988 et 1999. Il retrace ainsi l’histoire de la House music qui est passée de l’underground au mainstream, et traite des capacités salvatrice de la dance music et du mercantilisme qui a eu raison de l’idéologie du mouvement. Didier Lestrade a beau s’être retiré à la campagne, tous ses combats continuent. Entre deux silences, il a accepté de répondre au questionnaire de la Grande Dépression. Et nous l’en remercions.

Quel est le morceau où vous aimez noyer votre chagrin ?
Je n’ai jamais ce qu’on appelle du “chagrin”, mais si ça m’arrive à nouveau, j’irai directement vers “Two Hearts” de Stephanie Mills et Teddy Pendergrass.

La dernière fois que j’ai pleuré ?
Don’t remember car ça m’arrive souvent devant la télé et au cinéma, je suis très bon public et dès qu’il y a une histoire d’amour qui finit bien, I’m all for it, et je pleure surtout quand la scène du baiser est bien faite car quand c’est joli, ça brise le coeur tellement on est content.

La déprime est-elle source de création ?
Oui, bien, sûr, c’est physiologique, on est mal, on est triste, on est suicidaire, c’est un sentiment qui appelle l’expression. Still, moi je ne fonctionne pas comme ça, j’écris le mieux quand je suis content, peinard dans un train par exemple. Mais toutes les belles musiques viennent de la douleur.

Mon artiste dépressif préféré ?
Jimmy Scott.

Un film qui vous donne le bourdon à chaque fois ?
“Barry Lindon” de Kubrick. Je sais pas, c’est tellement pervers comme film!

La chanson ou l’artiste qui est un phare en cas de déprime ?
Maintenant, c’est le folk qui me fait du bien, Veneer surtout, Bon Iver. Avant c’était “This Time” de Chante Moore mais je l’ai tellement usé, et le disque est toujours aussi puissant sur moi que je ne l’écoute plus, je m’empêche, je le garde pour les très grandes occasions !

http://didierlestrade.fr/
http://www.minorites.org/

Jimmy Scott - I Cried For You (live)

Rejoignez La Grande Dépression sur Facebook pour déprimer en mode web 2.0 !!

 

Déprime’n Roll avec Elvis Presley !

juin 3rd, 2010 No comments

Elvis Presley rencontre Priscilla Warner en 1954 en Allemagne. Elle a 14 ans et lui 19. Malgré un début de relation en dent de scie du fait du jeune âge de Priscilla, ils finissent par se marier en 1967.

Mais leur mariage bat vite de l’aile après la naissance de leur fille, Lisa-Marie. Elvis est toujours en tournée, et son addiction aux médicaments ne cesse de s’aggraver. Voyant sa femme s’ennuyer dans leur maison, Elvis lui présente alors son prof de karaté, Mike Stone, pour qu’elle prenne des cours avec lui. Priscilla est ravie, elle pourra combler sa solitude dans une activité physique tout en étant proche d’un hobbie de son mari. Sauf qu’elle préfère largement Mike Stone au karaté. En voyant le soudain intérêt de sa femme pour ce sport de combat, Elvis, pas con, flaire l’adultère. Une nuit, il pète un câble et la brutalise en lui gueulant : «Voilà comment un vrai homme fait l’amour à une femme”. Le lendemain, Priscilla quitte Elvis, qui ne voudra plus jamais entendre parler de karaté.

En mars 1972, six mois après leur séparation, et un an avant leur divorce, Elvis reprend pour une face B, un standard de Brenda Lee, « Always On My Mind ». Les paroles de ce morceau dans la bouche d’Elvis, sonne comme un pardon et comme l’aveu d’un lourd échec sentimental. La vérité, c’est qu’Elvis ne se remettra jamais de sa rupture avec Priscilla, préférant noyer son chagrin dans l’alcool, la drogue et la musique. Au péril de sa vie, en 1977.

Elvis Presley - Always on my mind (Elvis on tour - Nov. 1972)

Rejoignez La Grande Dépression sur Facebook pour déprimer en mode web 2.0 !!